Edition 2011

Les institutions culturelles sur les réseaux sociaux : entre enthousiasme et résistance



Face à une salle bien remplie, Noëmie Couillard et Nathalie Caclard abordent la présence des institutions culturelles sur les réseaux sociaux. LES réseaux sociaux ? Il faut bien avouer que la discussion ne tourne qu’autour de Facebook. Cependant, l’utilisation intelligente du leader des réseaux sociaux représente déjà un beau défi pour les institutions culturelles françaises.


Au cours des observations réalisées pour son mémoire, Noëmie Couillard, diplômée de l’école du Louvre, distingue cinq utilisations de Facebook :

• Annoncer des expositions ou des activités
• Présenter d’autres facettes du musée
• Rendre visible des photos d’œuvres
• Montrer le musée sous un autre jour (ex : « les coulisses du musée »)
• Montrer son univers et s’inclure dans un réseau d’expertise

Ces différents usages démontrent l’importance capitale d’avoir un projet, une stratégie bien définie avant de créer sa Fanpage. Pour bien démarrer, il faut savoir pourquoi on veut rendre visible son institution sur Facebook, et à quel public on s’adresse.


Il faut également bien prendre conscience que ce nouveau canal de communication demande de l’investissement en temps et donc en argent. Il ne suffit pas de créer sa page et d’attendre que Facebook ou les internautes fassent le reste. Le musée joue un rôle capital sur sa propre page notamment en suscitant les interactions avec ses fans.
Noëmie a établi une typologie des pages fan en fonction de leur taux d’interactions :

• Abandonnée
• Remédiable
• Inauguratrice
• Animée (en général 1/3 du contenu est produit par le musée, le reste vient de la communauté).

Enfin, elle insiste sur la nécessité d’avoir une bonne culture numérique et l’appui de sa hiérarchie.

Nathalie Caclard va dans ce sens également. De part de son expérience en tant que Chargée de mission du réseau Point Cyb, elle a pu constater qu’il y a encore beaucoup de réticences du côté des décideurs et que les la plupart des institutions n’ont pas de réelles stratégies derrière leur utilisation des réseaux sociaux.
Elle remarque également que le public poste de plus en plus de commentaires après 19h ce qui soulève la question du nomadisme puisqu’il y n’a plus personne dans les bureaux pour y répondre à cette heure-là.


S.Cox
Pour Web&Chocolate

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