Edition 2011

Les réseaux sociaux de critique culturelle : le pouvoir aux consommateurs.



Le cauchemar du bibliothécaire est terminé!


b[La critique culturelle a bien évolué depuis une dizaine d'année.]b

La propagation de l'internet dans tous les foyer, et l'évolution du web, en zone de partage communautaire, ou web 2.0 ont complètement changé la donne. Les consommateurs ont désormais des outils efficaces et rapides, pour se renseigner sur un produit avant de l'acheter.

La culture étant un bien de consommation comme un autre, les lecteurs, les cinéphiles, ou les mélomanes ont a leur portée toutes les informations liées à leurs centres d'intérêts et ce principalement grâce à l'essor des réseaux sociaux.



b[Il y dix ans cela ce passait autrement. Souvenons-nous: ]b

Les  réseaux sociaux de critique culturelle : le pouvoir aux consommateurs.
Bonjour Monsieur! Pourriez-vous me conseiller un bon livre? » C'est généralement ce qu'entendait un bibliothécaire ou un libraire au beau milieu de la nuit ou quand un consommateur de livre rentrait dans son magasin.

L'amateur de littérature tournait au milieu des livres, la tête remplie d'action, de navettes spatiales, de pirates ou encore de princesses. De son œil pétillant et injecté de sang, il toisait le professionnel du livre. Pourquoi? Parce qu'il attendait une réponse. Et une bonne s'il vous plaît!

Fan de 1984 de Georges Orwell, ivre de bonheur à la lecture de l'excellent Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov, nostalgique car il a déjà fini tous les Club des 5, le lecteur en veut plus, il cherche, il fouine, fait le tour de la bibliothèque, monte sur de grandes échelles, se couvre de poussière, mais il ne trouve pas, et quand il ne trouve pas, il voit rouge, il enrage, il se fâche, il est en manque, et dans ces cas-là c'est toujours le libraire qui trinque. Toujours un monsieur à moustache pour demander: « dans le même genre que Nicolas le Jardinier, vous avez quoi ? » ou le prototype de la vieille dame un peu soupe-au-lait: «Cher monsieur dites moi un peu : Jacqueline Michalon n'avait-elle pas écrit un deuxième ouvrage sur le point de croix au 16ème siècle, hum ?».


STOP! Le cauchemar du bibliothécaire est terminé. Tel Zorro sur son fidèle destrier, les réseaux sociaux arrivent au galop. Le libraire ne peut pas tout savoir! Et ne peut pas être aussi expert que le fan.


b[Alors comment le lecteur averti (ou non) peut-il avoir les réponses à ses questions?]b

Plus besoin d'embêter son libraire, maintenant trouver son information devient très facile. D'abord grâce aux moteurs de recherches (Bing, Google, Chrome, Mozilla..), on arrive en moins de deux secondes à trouver son bonheur.

Et puis si le lecteur lambda veut donner son avis sur un bouquin, ou lire les critiques sur un DVD avant de l'acheter il y a les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Myspace, Foursquare... si lui n'a pas l'information, ses amis l'auront sûrement.

La critique culturelle a énormément évolué ce dernières années. En effet, en matière de littérature il était de coutume de consulter les revues spécialisées, cependant le style des critiques professionnels s'est avéré peu accessible au lecteur lambda, une des raisons pourrait-être l'utilisation d'un langage et d'un vocabulaire trop soutenu.

Pour finir, depuis l'arrivée de l'internet dans toutes les chaumières de l'hémisphère nord et le pas communautaire franchi ayant amené le Web 2.0 le lecteur lambda, surf désormais en quête de témoignages, d'opinions. Il consulte, il compare, rebondi d'un site à l'autre, d'une crèmerie à l'autre, pour à la fin être sûr de lui. Sûr d'acheter, ou sûr qu'il va conseiller à ses amis de lire, d'acheter, ou encore d'emprunter dans sa traditionnelle et « bonne vieille » bibliothèque.

TP
Web&Chocolate

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